« Nous organisons annuellement une Convention en région parisienne afin de réunir un maximum de personnes autour de grands projets d'entreprise. En avril 2011, nous avons souhaité mettre en place des ateliers pragmatiques afin de préparer les vendeuses à la vente d'une nouvelle collection innovante. Nous avons donc fait appel à Impertinence avec laquelle nous avions déjà travaillé par le passé pour pouvoir mettre en situation des scénarios de vente interprétés par 2 comédiennes. L'objectif était de donner les arguments à utiliser face aux clients ou ceux à éviter. Objectif atteint grâce à Ségolène et Caroline (comédiennes d’Impertinence) qui sont admirablement rentrées dans leur rôle de conseillère de vente en bijouterie. C'était convaincant, interactif, réaliste, drôle ! De quoi faire passer un agréable moment à tout le monde. »

—Isabelle Clavreuil, Responsable de la Formation DEVINLEC Développement Innovation Leclerc

« Patrice Hann a été pour moi le rayon de soleil de cette manifestation. […] On a pu apprécier, lors de la représentation, ses qualités d'écoute et d'observation, et son talent pour s'approprier, et pour restituer la culture de l'entreprise. Les situations théâtralisées n'apparaissent pas comme plaquées (ce qui est parfois le défaut du théâtre d'entreprise), mais font véritablement partie du dispositif de la convention. […] Le sketch a, selon moi, été un élément déterminant dans la prise de conscience. Il a été un moment de plaisir partagé : on a ri ensemble. » [ lire l'intégralité ]

—Jean-Luc Bacle, directeur de la communication de la MACIF

« Avec Impertinence, c'est une vision extérieure que nous apportons. […] C'est un déclencheur qui va créer un effet choc pour que les participants prennent conscience du changement. Impertinence permet une appropriation par le rire et fédère les gens autour d'un souvenir positif. » [ lire l'intégralité ]

—Philippe Jeannenet, Directeur Général de BOSSARD GEMINI CONSULTING

« Je pense que la capacité à rire ou à sourire des situations à stress est un exercice hygiénique. Patrice Hann exprime les non-dits en introduisant l'impertinence. Les cadres se sentent mieux compris par son truchement, car le comédien exprime ce qu’ils n’ont peut être osé dire eux-mêmes à leurs dirigeants. Son approche n'est pas manichéenne. […] Pour moi, il n'y a pas de limite à l'utilisation de l'humour, du pastiche, de la mise en scène, à partir du moment où les comédiens savent écouter et représenter les situations d'entreprise avec une capacité de synthèse. Impertinence a le talent pour le faire. » [ lire l'intégralité ]

—Michel Francony, Directeur EDF GDF services

Jean-Luc BACLE, directeur de la communication de la MACIF Ile de France, a commandité Impertinence pour la convention des cadres MACIF Ile de France. Une première expérience réussie, qu'il raconte avec enthousiasme.

J-L B. : J'avais rencontré Patrice Hann lors des journées communication interne au Creusot.
Il a été pour moi le rayon de soleil de cette manifestation. Alors, dés que j'ai eu l'opportunité, je lui ai proposé de travailler pour nous.

Interviewer : Cette opportunité, ce fut la convention des cadres MACIF IDF ?
J-L B. : Tout à fait, Cette convention devait être l'occasion d'une réflexion sur notre management, en comparant la vision de CODIR et celle de nos cadres. Nous avons une organisation assez militaire qui doit évoluer vers le client, la gestion sociale, l'homme. Il nous faut apprendre à travailler en groupe et en transverse (commerciaux, back office). Pour réussir cette évolution, le management intermédiaire a un rôle clef : c'est sur lui que repose la dynamique, il est la charnière pour faire passer les messages. La réunion visait à déclencher chez lui cette prise de conscience. Vis-à-vis de la convention, l'état d'esprit des participants oscillait entre le « on va se barber », le « 2 jours de moins au bureau » et une réelle implication. Il s'agissait d'intéresser toute l'assistance et de l'amener à réfléchir. Pour cela, la dérision et l'humour m'ont semblé appropriés.

I : Vous étiez l'organisateur de la réunion, avez-vous eu de la peine à convaincre le CODIR d'avoir recours à un comédien ?
J-L B. : J'ai mis dans la confidence le Directeur. Il a d'abord été surpris, car jamais pareille expérience n'avait eu lieu chez nous. Mais il m'a fait confiance. J'avais l'avantage d'avoir déjà vu Patrice Hann, d'avoir vécu en direct l'effet produit par ses interventions. J'avais perçu, en le voyant, tout le sérieux du travail qu'il fait en amont : une étude, un travail qualitatif visant à comprendre la logique d'une organisation, à vérifier par lui-même sur le terrain sans se fier à la vision donnée par son commanditaire.

I : C'est ce qui s'est passé chez vous ? En quoi ce travail vous paraît-il indispensable ?
J-L B. : Patrice Hann a effectivement préparé son sketch en rencontrant quelques cadres, qui ont d'ailleurs gardé le secret vis-à-vis de leurs collègues, et qui se sont ouverts à lui, lui ont donné leur vision des choses, leur analyse. On a pu apprécier, lors de la représentation les qualités d'écoute et d'observation de Patrice Hann, et son talent pour s'approprier, pour restituer la culture de l'entreprise. Ce travail est indispensable, car ainsi les situations théâtralisées n'apparaissent pas comme plaquées (ce qui est parfois le défaut du théâtre d'entreprise), mais font véritablement partie du dispositif de la convention. Le sketch en devient partie intégrante, car il est structuré à partir de ses messages et suivant son plan. C'est alors très facile pour les intervenants de l'utiliser ensuite. Une condition de réussite à respecter pour que cela fonctionne : ne pratiquer aucune censure et laisser Patrice exprimer librement sa caricature.

I : Vous prenez un risque, non ?
J-L B. : Un risque, oui. Cela peut « gratter ». Mais il faut prendre ses responsabilités. Les organisations sont narcissiques. Il faut que le miroir soit assez grossissant et déformant pour produire l'effet escompté : agir au deuxième degré, et déclencher une réflexion introspective chez les participants.

I : Vous aviez effectivement un objectif précis : déclencher une prise de conscience des changements à produire dans le management. Avez-vous mesuré l'impact produit par le sketch, et pouvez-vous dire si celui-ci vous a réellement aidé à atteindre votre objectif ?
J-L B. : La réunion a atteint son objectif, je puis le dire avec le recul de plus de deux ans que nous avons maintenant. Le sketch a selon moi été un élément déterminant dans la prise de conscience. D'abord parce que le théâtre impose des images fortes, qui s'impriment dans le cerveau, dont on se souvient, et qui deviennent un élément de culture commun : on s'y réfère encore aujourd'hui. Ensuite parce que le sketch a été un moment de plaisir partagé : on a ri ensemble, et on a envie de revoir. Nous avions enregistré en vidéo la réunion, et fait tirer des cassettes. La cassette est toujours demandée : les cadres veulent la montrer à leurs collaborateurs, la décortiquer. Nous avons changé de patron depuis la convention, et notre nouveau patron a demandé à voir la cassette. C'est un signe qui ne trompe pas.

I : Est-ce à dire que le sketch sert d'ancrage?
J-L B. : De référent et d'ancrage. Il permet d'éviter que l'évènement produit par la réunion ne retombe comme un soufflet. C'est un témoin de la nécessité du changement qui est notre mauvaise conscience, si nous n'évoluons pas. C'est tout ce qu'on peut en attendre. Il faut ensuite mettre en œuvre une réelle politique. Ce que nous avons fait.

I : Le bilan que vous faites est très positif. Envisagez-vous de faire intervenir Impertinence à nouveau ?
J-L B. : Oui. A l'occasion d'une prochaine convention, pour accompagner des changements.

BOSSARD GEMINI CONSULTING fait appel régulièrement à Impertinence dans le cadre de ses activités de conseil et de formation auprès de des clients.
Philippe Jeannenet s'exprime sur ces interventions :

« Le cœur du métier de Bossard Gémini Consulting, c'est le changement. C'est quelque chose que les clients ont du mal à conduire seuls. C'est la raison pour laquelle ils font appel à nous. Nous leur proposons Impertinence et son théâtre lorsqu'il faut organiser un évènement qui s'inscrit dans la stratégie de l'entreprise, pour médiatiser le changement.
Il y a toujours, au sein de l'entreprise, une masse critique qui résiste et qu'il faut mobiliser pour que ça bouge. Pour cela, il faut que les gens partagent un diagnostic commun. On ne peut prendre ce problème de front. Avec Impertinence, c'est une vision extérieure que nous apportons. Patrice Hann va agir comme un catalyseur. C'est un déclencheur qui va créer un effet choc pour que les participants prennent conscience du changement. Impertinence permet une appropriation par le rire et fédère les gens autour d'un souvenir positif.
Ce type d'intervention marche bien lorsque le changement est d'ordre comportemental ou organisationnel, quand on touche aux modes de fonctionnement. La limite, c'est le plan social.
Il est indispensable de se demander au nom de quoi et pourquoi on demande à Impertinence d'intervenir. C'est la raison pour laquelle la phase de préparation avec Patrice Hann est fondamentale »

Michel Francony, Directeur EDF GDF services, a été confronté, à plusieurs reprises, aux impertinences de Patrice Hann, lors de réunions avec les cadres de son entreprise. Il témoigne :

Interviewer : Quand avez-vous fait appel à Patrice Hann pour la première fois ?
M F : Je n'ai jamais fait moi-même appel à Patrice Hann, j'ai été mis en scène avec lui.

I : Quel effet cela produit-il quand on n'est pas prévenu ?
M F : J'ai éprouvé à chaque fois du plaisir à le voir exprimer des messages très forts à travers les mises en situation qu'il fait des managers de l'entreprise.

I : Cela signifie-t-il qu'il n'y a aucun risque à utiliser les satires de Patrice Hann au cours de grandes réunions qui ont vocation à passer des messages plutôt sérieux ?
M F : Je pense que la capacité à rire ou à sourire des situations à stress est un exercice hygiénique. Pouvoir rire de soi-même est une force. Ce type d'intervention est particulièrement bienvenu dans des entreprises comme les nôtres (Électricité de France et Gaz de France) qui ont commencé leur mutation hiérarchique, car il reste beaucoup de non-dits. Patrice Hann exprime ces non-dits en introduisant l'impertinence. Les cadres se sentent mieux compris par son truchement, car le comédien exprime ce qu’ils n’ont peut être osé dire eux-mêmes à leurs dirigeants. Et quand il met en scène un dirigeant, il le met face à la complexité qu’il doit maîtriser. Son approche n'est pas manichéenne. Grâce à son talent et ses mises-en scènes, chacun rit pour des raisons différentes. Il rend la dialectique des situations de management.

I : peut-il précisément mettre le dirigeant en difficulté en révélant cette complexité ?
M F : Non, pas si le dirigeant est à l'aise dans sa fonction. S'il est à l'aise, il est prêt à pratiquer l'auto-dérision. S'instaure même une complicité entre le comédien et lui. En revanche, s'il est en difficulté, ou s'il est à la recherche d’un sens à donner à son action, il peut ressentir le sketch comme une agression. D'une façon générale, je crois que ce type d'intervention ne conviendrait pas dans les situations de crise profonde : on prendrait le risque de révéler le vide et de transmettre le désarroi. Là, le résultat serait destructeur. En revanche, lorsqu'il s'agit de dénoncer des dysfonctionnements, d'exprimer des malaises, de clarifier la situation, l'intervention théâtrale est salutaire car elle facilite la mise en débat et favorise la relation.

I : A part les situations de crise grave, voyez-vous d'autres limites à l'utilisation de théâtre dans l'entreprise ?
M F : Pour moi, il n'y a pas de limite à l'utilisation de l'humour, du pastiche, de la mise en scène, à partir du moment où les comédiens savent écouter et représenter les situations d'entreprise avec une capacité de synthèse que peut envier le meilleur des managers. J'ai trouvé qu’Impertinence avait le talent pour le faire.